Quand il y a lieu du décès d'un frère, qu'un être cher vous est injustement arraché à la vie, cette personne pour qui on avait de l'espoir jusqu'au bout, même au moment où il n'y en avait plus, car on n'aurait pas imaginé notre vie sans lui, et surtout on ne l'aurait jamais souhaité... Au début un sentiment de peur vous envahit, ensuite de la tristesse, puis vient la colère et enfin le dégout. Avec le temps les regrets s'installent, qui pèsent de plus en plus lourds, le manque de cette personne se ressent de plus en plus. Puis on pense s'en être remis, même si on y pense tous les jours. Mais au bout d'un moment ce souvenir vous revient, tous ces sentiments qui vous ont traversés lors de cette nouvelle atroce vous reviennent. A ce moment là on entre dans une sorte de dépression, on ne parle plus à ses proches, on peut même en décevoir ou/et en perdre, on se renferme sur soit même, puis on en paye les conséquences. On ne dort plus la nuit, on appréhende même le fait d'aller dormir car il vous arrive de vous réveiller en faisant des crises et de devoir prendre plusieurs bouffées d'inhalateur en pleine nuit. On a l'impression que ça s'est passé il y a une éternité, mais aussi comme si c'était hier. Cette personne vous manque de plus en plus, on commence à croire un peu en n'importe quoi pour se dire qu'on pourrait la revoir, on est même tentés de la rejoindre tellement le manque est fort... Puis viennent toutes les déceptions, c'est à ce moment là qu'on découvre le vrai visage des gens qui vous entourent, et plus souvent sur ceux où l'on s'y attend le moins. Il y a aussi des personnes qu'on ne peut plus voir, car ça vous fait trop mal, elles vous rappellent trop le souvenir du défunt... Mais heureusement, on a ces personnes exceptionnelles qui nous rattachent à la vie, celles sur qui ont peut compter à n'importe quel moment, elles vous redonnent le sourire, vous aident à penser à autre chose, car on ne peut pas oublier, et on ne pourra jamais l'oublier...
Mais ne t'en fais pas, je vais mal.